Extrait du site Fanatic F1 => www.FanaticF1.com.
Parution le 27 mai 2008.
Un baril qui menace la F1...
Alors que le prix du baril bat record sur record depuis quelques jours, l’interrogation reste de mise concernant l’avenir de la discipline reine du sport automobile, en tant que formule de constructeurs...
Super Aguri Racing n’est plus, Prodrive a été abandonné : Il ne reste que Williams F1 Team qui dispose d’un modèle économique ne répondant pas à la logique du pilote ou du mécène milliardaire. Finalement, la Formule 1 ressemble de plus en plus au football.
L’essence augmente dramatiquement, avec un baril qui a atteint hier les 132 dollars, la répercussion à la pompe devient dramatique : 1.51 Euros/ le litre. Une mauvaise nouvelle car tous les constructeurs annoncent une baisse de leurs bénéfices et de leurs ventes.
La hausse du baril fait augmenter la demande de petites voitures économiques, toutefois ce choix des consommateurs cause un problème de marge, car une petite voiture est moins rentable qu’un gros modèle. Enfin, les constructeurs doivent investirent plusieurs Milliards d’Euros dans des projets hybrides ou électriques.
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Toyota a déjà annoncé une baisse de ses ventes en 2008, tout comme Honda et BMW. Renault-Nissan a dévoilé que le constructeur japonais accuserait une baisse de ses bénéfices pour l’année en cours. Même chez Ferrari l’inquiétude progresse, car certes les riches resteront riches, mais l’avenir n’est pas garanti. De son côté, Mercedes investit massivement sur diverses technologies très coûteuses.
Un mouvement sur des investissements réalisés en urgence pourrait compromettre les sommes dévolues au secteur F1. En moyenne les constructeurs investissent 150 Millions d’Euros par an, pour l’instant en pure perte.
L’eldorado des bios carburants n’est plus ! Car les récentes révoltes en Afrique et dans le reste du monde, démontrent que le projet n’est pas viable. L’Etat français a d’ailleurs stoppé ses projets jusqu’à nouvel ordre, idem pour beaucoup de pays de l’Union Européenne.
Des bénéfices en baisse, donc de l’intéressement et du pouvoir d’achat en chute libre... Idem pour les salaires des employés sans oublier un baril qui risque d’atteindre 200 dollars d’ici la fin de l’année. La Formule 1 devra être très convaincante pour préserver les constructeurs dans la discipline.
Par MarcL. http://www.FanaticF1.com/formule1/article6803.html
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