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Parution le 2 septembre 2007.


Flavio Briatore : Il Maestro...

Flavio Briatore possède une méthode de management très performante. Son système repose sur plusieurs piliers fondamentaux...


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- Première règle d’un management efficace : Le travail
Pas de résultats sans travail acharné. Le succès s’obtient par l’effort. Flavio Briatore travaille beaucoup, plus de dix heures par jour et s’accorde une dizaine de jours de vacances par an. " I’m in love with work. Dans notre métier hyper compétitif, où tout le monde veut gagner, tu n’obtiens des résultats que dans l’abnégation, la concentration, le travail et les sacrifices " se plaît-il à dire lors des interviews. Il impose ce schéma de travail soutenu et constant à toute son équipe (mécaniciens, ingénieurs, cadres..), qui doit être mobilisable 24h/24. Les pilotes sont également soumis à la même règle : " Sans les pilotes, il n’y a rien. Mais comme ils sont bien payés, j’entends qu’ils se donnent à 105%. "


- Deuxième règle d’un management efficace : La rigueur, la qualité et la discipline
Flavio Briatore possède un tempérament perfectionniste qui lui fait apprécier le travail de qualité. Il ne tolère pas les erreurs et n’hésite pas à se séparer de collaborateurs dont le travail n’est pas entièrement satisfaisant : " Pour donner vie à une équipe, il faut de la discipline. Parfois, il faut penser à vos hommes en tant qu’armée et ne pas accepter le plus léger écart de conduite. On ne peut faire changer les gens d’attitude. Essayer serait une perte de temps. Si un maillon de la chaîne pose problème, mieux vaut le changer. Tenter de l’ajuster est inutile. Je ne suis pas le genre de gars qui donne une seconde chance aux gens : Si vous commettez une erreur une fois, vous la commettrez de nouveau. Bien sûr, tout le monde peut faire une erreur stupide, mais si les choses ont été mises au clair dès le départ, et si ce qui était prévu au départ n’est pas respecté, je suis intraitable. Je ne tolère pas de mauvaise attitude. Cela vaut pour les pilotes, les ingénieurs, les mécanos. " Flavio Briatore ne délègue d’importantes responsabilités qu’à cinq ou six personnes et planifie minutieusement ses projets. Dès son arrivée dans l’écurie Benetton, il a adopté un schéma de travail novateur, reposant sur l’abolition de la notion classique de hiérarchie : Chacun, au sein de l’équipe, peut communiquer directement avec lui, et faire part de problèmes, de remarques. Cette transparence dans les relations entre tous les membres de l’équipe s’avère doublement bénéfique. En premier lieu, le dialogue ouvert permet de prendre rapidement connaissance d’éventuels problèmes et de les résoudre de manière efficace : L’équipe gagne alors en cohérence et en compétitivité. En second lieu, cette transparence relationnelle permet la concertation dans la prise de décision : L’équipe gagne en motivation et en cohésion...

Podium



- Troisième règle d’un management efficace : La rationalité
Flavio Briatore a toujours pensé que doter une écurie d’un budget faramineux constituait un choix erroné. La pratique du budget restreint oblige à définir précisément les priorités de l’écurie, à concentrer les efforts sur l’indispensable et à bannir les dépenses superflues à l’origine de regrettables gaspillages. Chaque dépense engagée doit être minutieusement justifiée, afin que l’équilibre budgétaire soit maintenu tout au long de l’année. L’écurie Renault F1 Team, contrairement à d’autres écuries, ne pratique donc pas le surinvestissement technologique qui s’avère inutile et même dangereux, puisqu’il contribue à l’affadissement du spectacle en course : Il ôte au pilote la possibilité d’exprimer son talent naturel et de montrer ses véritables capacités à attaquer ses adversaires. Ce choix budgétaire n’a d’ailleurs pas compromis la réussite de l’écurie puisque Renault F1 Team a gagné le Championnat constructeurs et pilotes en 2005 puis en 2006. Les pilotes sont traités à leur juste valeur. Certes, ils représentent un élément important de l’écurie mais ils ne doivent pas être traités en stars : " Un pilote ne doit pas penser que c’est sa voiture. La voiture appartient à Renault, et il doit respecter les 750 personnes qui la font marcher avec lui. " Renault F1 Team propose donc des montants de salaire souvent bien inférieurs à ceux fixés par les autres écuries. Cette pratique, bien que juste, cohérente et rationnelle, s’avère pernicieuse : Certains pilotes, attirés par la perspective de gros salaires, refusent de signer (à tort) avec ce type d’écurie, ou intègrent des teams proposant des rémunérations beaucoup plus attractives. Ainsi, Fernando Alonso a choisi en 2006 de rejoindre l’écurie McLaren qui lui offrait un salaire bien plus élevé que celui fixé par Renault F1 Team. Une saison plus tard, il regrette amèrement son choix... Une concertation entre toutes les parties concernées devrait être organisée autour de la question des salaires de pilotes : A l’instar de certaines disciplines sportives telles que le football américain, il faudrait peut-être mettre en place un système de salary cap, à savoir la fixation négociée d’un montant de salaire minimum et d’un montant de salaire maximum pour les pilotes.


A suivre...

Par Bénédicte Fort. http://www.FanaticF1.com/formule1/article5450.html


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