Flavio Briatore apprécie les défis, la compétition, la victoire, et se définit volontiers comme un leader. L’analyse de sa carrière révèle son sens inné des affaires et du management : Il est à la fois un brillant manager d’écurie, efficace, exigeant, et un businessman excellent, visionnaire...
Flavio Briatore est devenu un manager d’écurie brillant et atypique. Autodidacte, il a intégré le monde de la Formule 1 sans aucune expérience préalable dans le sport automobile. Il s’est rapidement imposé, révélant dès ses débuts d’excellentes capacités de gestion. Il a montré qu’il n’était pas nécessaire de détenir des diplômes prestigieux, d’avoir été pilote, parent de pilote ou fils de famille fortunée pour réussir en Formule 1. Flavio Briatore n’a jamais renié ses origines modestes et affiche avec fierté un statut de self made man travailleur et ambitieux.
Grâce à un sens de l’observation très affûté et à une capacité d’analyse très fine, Flavio Briatore a très vite compris les rouages internes de la Formule 1 et a décrypté les codes qui présidaient au fonctionnement de cette discipline. Sa vision pertinente et anticonformiste de la
Formule 1 ainsi qu’une méthode de management très novatrice et très audacieuse l’ont conduit à devenir une personnalité majeure très influente dans le milieu de la Formule 1.
Flavio Briatore possède un sens aigu de l’observation. Dès son arrivée en 1989, il a procédé à un audit approfondi de l’écurie Benetton afin d’identifier les points positifs et de recenser les dysfonctionnements, qu’il considère comme de véritables freins à un développement satisfaisant et cohérent du team. Il a donc effectué au sein de l’écurie Benetton une sévère (et impopulaire) réorganisation de l’équipe en vue d’une meilleure compétitivité et d’une meilleure qualité de travail. Selon lui : " Quand on débarque dans un secteur d’activités on n’est pas impliqué profondément, émotionnellement. Du coup, on observe bien mieux ce que font les gens. " Parallèlement, faisant preuve d’une franchise aiguë qui n’a pas manqué de surprendre et de déranger dans le cénacle feutré de la Formule 1, il a ouvertement critiqué devant les instances dirigeantes de la FIA, les Accords Concorde traitant de la gestion des droits commerciaux de la Formule 1 : Jusqu’en 2007, année où un compromis satisfaisant tous les acteurs de la question a été enfin trouvé, à savoir une redistribution plus équitable des bénéfices commerciaux accordés aux écuries, il n’a jamais cessé de faire pression et a même intégré Renault F1 Team dans le GPWC (Grand Prix World Championship) en 2004, groupe de constructeurs et d’écuries (dont Ferrari, Renault, BMW et Mercedes) contestataires menaçant de créer un nouveau Championnat de Formule 1 qui prendrait en compte les intérêts des différents acteurs de la discipline. En 2005, GPWC devient GPR (Grand Prix Racing). Cette nouvelle appellation était censée mieux refléter les intérêts communs entre écuries et constructeurs. BMW, Mercedes, Honda, Renault et Toyota étaient impliqués dans cette structure. En juillet 2005 est fondé le GPMA (Grand Prix Manufacturer’s Association) en remplacement du GPR, que Renault F1 Team a quitté début 2007, à l’instar de Ferrari et de Toyota.
Par Bénédicte Fort. http://www.FanaticF1.com/formule1/article5449.html
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