De 1950 à 1964, Reims et Rouen se partagent les premiers Grand Prix de France de Formule 1. Construit en 1925, le tracé champenois a d’abord accueilli le Grand Prix de la Marne et vu s’imposer des pilotes de renoms tels que Tazio Nuvolari ou Manfred von Brauchitsch. Lors de la création du Championnat du Monde de Formule 1, Reims est incorporé au calendrier.
Comme souvent à l’époque, le circuit de 7,816 km emprunte des routes publiques fermées pour l’occasion. De ce tracé, on se souvient de l’imposante ligne droite opposée où le phénomène d’aspiration jouait un grand rôle. Après deux victoires de Fangio, le Grand Prix de France installe ses quartiers à Rouen.
Construit en 1950, le tracé des Essarts accueille une première course hors Championnat l’année suivante et le Championnat du Monde dès 1952. Le circuit était placé à l’ouest de la ville sur 6,542 km au milieu des forêts normandes. Rouen Les Essarts était renommé pour sa série de virages rapides dans une très grande descente. Au pied de la colline, une épingle glissante renvoyait les pilotes dans les bois pour terminer la boucle. Ascari fut le premier à inscrire son nom au palmarès avant le retour du Grand Prix à Reims pour trois ans.

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Clermont-Ferrand est le troisième circuit différent à accueillir la manche française du Championnat du Monde de Formule 1 en 1965. Le circuit Louis Rosier mesurait plus de 8 kilomètres sans une seule portion discernable de ligne droite. Construit au coeur des Puys d’Auvergne, la piste était une succession de virages en dénivellation qui rendait le circuit très technique. Sur les quatre Grand Prix disputés, Jackie Stewart s’y impose deux fois, Jim Clark et Jochen Rindt une fois.
La dernière visite du Grand Prix de France à Reims remonte à 1966. Cette année là, Jack Brabham remporte sa première victoire alors que la France pense déjà aux infrastructures ultra-modernes prévues au Castellet.
Avant le Paul Ricard, le Grand Prix de France est organisé une seule et unique fois au Mans. C’est en 1967 que l’Automobile Club de France a l’idée de faire se disputer le Grand Prix national sur le nouveau circuit Bugatti, reprenant la ligne de départ du célèbre tracé des 24 Heures. Mais avec seulement vingt mille spectateurs pour assister à une nouvelle victoire de Jack Brabham, Le Mans n’a plus jamais reçu la Formule 1.

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En 1968, Rouen vit son dernier Grand Prix de France de Formule 1. Jacky Ickx remporte une course disputée sous la pluie et marquée par le décès de Jo Schlesser.
Jusqu’en 1971, Clermont-Ferrand prend le relais avant le premier départ au Castellet. Situé sur un plateau près de Bandol, le circuit Paul Ricard est voulu par l’industriel éponyme. Sa conception ultramoderne en fait la piste la plus sûre jamais construite à l’époque. Le Paul Ricard devient rapidement le circuit préféré des équipes avec sa très longue ligne droite du Mistral souvent utilisée pour des essais. Cette première course est remportée par Jackie Stewart mais ce n’est que onze années plus tard que Le Castellet devient hôte permanent de la Formule 1 en France.
Entre 1973 et 1981, le Paul Ricard s’échange l’organisation du Grand Prix de France avec Dijon Prenois. Le circuit surplombant la ville bourguignonne a laissé de belles histoires à la Formule 1. En 1979, Jean-Pierre Jabouille fait pour la première fois triompher un moteur turbocompressé dans la discipline grâce à Renault. Juste derrière lui, la bataille entre la Ferrari de Gilles Villeneuve et la Renault de René Arnoux est encore dans toutes les mémoires. En 1981, un jeune espoir du nom d’Alain Prost inscrit pour la première fois son nom au palmarès d’un Grand Prix de Formule 1.

De retour de façon permanente au Paul Ricard, le Grand Prix de France sourit aux Français et à Renault. René Arnoux en 1982 puis Alain Prost l’année suivante satisfont l’engouement populaire. Mais en 1985, à la suite d’un accident fatal à Elio de Angelis en essais, la ligne droite du Mistral est raccourcie. Sur le nouveau tracé, Nigel Mansell remporte deux victoires avant de laisser Alain Prost enchaîner trois succès consécutifs.
En 1991, le gouvernement français décide d’installer le Grand Prix de France de Formule 1 à Magny-Cours dans un tout nouveau complexe destiné à devenir une vitrine de la technologie hexagonale. Quinze ans plus tard, le circuit de Nevers Magny-Cours reste l’un des tracés les plus techniques proposés au calendrier du Championnat du Monde de Formule 1 avec le revêtement le plus lisse de la saison. Nigel Mansell, Alain Prost, Damon Hill, Heinz-Harald Frentzen, David Coulthard, Ralf Schumacher, Michael Schumacher et Fernando Alonso la saison dernière ont déjà inscrit leur nom au palmarès de l’épreuve nivernaise.
D’après un dossier du Grand Prix de France issu de son site Web : gpfrancef1.com
Par Fanatic F1. http://www.FanaticF1.com/formule1/article2269.html
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