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Michael Schumacher : L’empreinte d’un Géantmardi 28 août 2007, par Angelo Salemi 7 fois Champion du Monde de Formule 1, Michael Schumacher est sans doute le sportif qui a le plus marqué sa discipline, par son talent et par son palmarès. Impossible de passer à côté d’une rétrospective de sa carrière, presqu’un an après l’annonce de sa retraite... Débuts d’un prodige...Né le 3 janvier 1969 à Hürth-Hermülheim, près de Cologne en Allemagne, Michael Schumacher est initié dès son plus jeune âge aux sports mécaniques, son père étant le gérant d’une piste de karting à Kerpen, où il habite. Michael débute la compétition à l’âge de 15 ans et devient Champion d’Europe de karting à peine trois ans plus tard. L’année suivante, il remporte le titre National de Formule Ford. Il s’adjuge également le titre de Champion d’Allemagne de Formule 3 en 1990, dès sa deuxième saison dans la discipline. En 1991, il participe aux 24 Heures du Mans avec Karl Wendlinger et Fritz Kreutzpointer. Il finit à la 5ème place avec en prime le meilleur tour de la course. Fin août de la même année, une occasion en or s’offre à lui : Eddie Jordan, patron de l’écurie du même nom, cherche à remplacer Bertrand Gachot, emprisonné après une altercation avec un chauffeur de taxi londonien. Ses premiers essais à Silverstone sont impressionnants : Alors qu’il n’a jamais mis un pied dans une F1, il bat le record d’une Jordan sur ce circuit.
Il dispute donc le Grand Prix de Belgique 1991. Il fait sensation en qualifications, sur le pourtant très difficile tracé de Spa-Francorchamps, avec une 7ème place, devant son expérimenté coéquipier Andrea de Cesaris. Malheureusement son embrayage le lâche après seulement quelques mètres de course. Dès la course suivante, Michael Schumacher quitte l’équipe qui lui a donné l’occasion de se montrer en F1 pour Benetton-Ford, avec qui il débute lors du Grand Prix d’Italie qu’il finit 5ème, devant Nelson Piquet, son nouveau coéquipier. À la fin de la saison, et avec seulement 6 Grands Prix disputés, Michael Schumacher est le 14ème de ce Championnat avec 4 points. Pour sa première saison complète en Formule 1, il termine à une magnifique 3ème place au classement final, devant celui qui l’a inspiré en karting : Ayrton Senna. Cette saison est aussi celle où il remporte son premier Grand Prix à Spa-Francorchamps, juste un an après avoir débuté. Il confirme l’année suivante avec une 4ème place au Championnat et une deuxième victoire à Estoril pour le Grand Prix du Portugal. Ses premiers titres en F1À l’aube de la saison 1994, il fait office d’outsider derrière Ayrton Senna qui semble intouchable avec sa Williams-Renault. Michael Schumacher gagne le Grand Prix d’ouverture au Brésil, puis le suivant au Japon, alors qu’Ayrton Senna n’a pas récolté le moindre point après deux abandons. Le duel tant attendu entre les deux pilotes n’aura malheureusement pas lieu : Au Grand Prix de Saint-Marin, troisième manche du Championnat, Ayrton Senna décède dans un accident. Ce sera le "week-end noir de la Formule 1", avec les morts d’Ayrton Senna et de Roland Ratzenberger la veille. Michael Schumacher ne semble plus avoir d’adversaire à sa mesure et est bien parti pour décrocher son premier titre dans la catégorie reine. Mais une foule d’événements va bouleverser la donne. Une disqualification à Silverstone, une autre à Spa, deux courses de suspensions à Monza et Estoril, et Michael Schumacher ne compte plus qu’un tout petit point d’avance sur Damon Hill avant la dernière course de la saison à Adélaïde. Le titre se joue sur un accrochage entre les deux pilotes qui abandonneront, c’est l’Allemand qui hérite du premier titre mondial de sa carrière. Peut-être le moins beau...
Le défi rouge
Sur le toit du mondeEn 2000, le travail de Michael Schumacher depuis son arrivée en Italie est enfin récompensé. Melbourne, Interlagos, Imola, Nürburgring, Montréal, Monza, Indianapolis, Suzuka et enfin Sepang : 9 succès et un troisième Championnat du Monde mérité pour l’allemand. Ce titre (le premier titre pilote de Ferrari depuis Jody Scheckter en 1979) annoncera le début d’une longue hégémonie de l’écurie rouge. En 2001, Michael Schumacher remporte les Grands Prix d’Australie, de Malaisie, d’Espagne, de Monaco, d’Europe, de France, de Hongrie, de Belgique et du Japon. Il est sans conteste le pilote de l’année et, de plus, il égale à Budapest le record de victoire d’Alain Prost avec un succès qui lui offre le titre mondial ainsi que le titre constructeur à Ferrari. Il écrase véritablement la saison suivante où, avec pas moins de 11 victoires, il est sacré dès le Grand Prix de France, alors qu’il reste 6 courses à disputer ! En 2003, il doit attendre le dernier Grand Prix pour assurer sa couronne mondiale, face au jeune Kimi Räikkonen. Avec 6 victoires, il ne s’impose que de 2 points sur le finlandais. Mais en 2004, sa domination ne connaît aucun trouble. Avec 13 victoires et un septième titre mondial acquis à Spa-Francorchamps, Schumi est sur le toit du monde.
L’année noireAlors que la saison 2005 démarre, le désormais septuple Champion du Monde de Formule 1 est ultra favori. Mais rien ne se passe comme prévu pour Michael Schumacher et la Scuderia. Ennuis mécaniques, accrochages, défaillances, cette saison est un véritable cauchemar pour l’allemand. Équipée par des pneus Bridgestone biens inférieurs aux Michelin, la F2005 manque cruellement de potentiel. Michael Schumacher finit 3ème d’un Championnat qui voit Fernando Alonso sacré sur sa Renault, devant la McLaren de Kimi Räikkönen. Il ne remporte qu’une seule victoire, à Indianapolis, au cours d’une course à laquelle seulement six pilotes auront participés, les voitures équipées en Michelin ayant déclaré forfait.
Le retour puis la retraite…L’année 2006 est celle de la rédemption pour Michael Schumacher et Ferrari. En signant d’entrée une pole-position à Bahreïn, il égale le record des 65 meilleurs chronos qualificatifs d’Ayrton Senna, record qu’il bat quelques semaines plus tard… A Imola. Face à un Fernando Alonso qui ne quitte plus les podiums, l’allemand éprouve bien des difficultés en début de saison. Heureusement, Ferrari connaît un regain de forme au début de l’été et il peut grappiller des points petit à petit sur l’espagnol. Après le Grand Prix de Turquie où il termine 3ème derrière son rival au Championnat, 12 unités le séparent de celui-ci. Au Grand Prix suivant à Monza, Michael Schumacher s’impose et profite de l’abandon de Fernando Alonso pour revenir à 2 points. Il annonce après cette victoire qu’il prendra sa retraite à l’issue de la saison. Le Grand Prix de Chine, trois semaines plus tard, lui offre l’occasion d’être à égalité avec Fernando Alonso, après une victoire aussi somptueuse qu’inattendue sous la pluie. À deux courses de la fin, Michael Schumacher peut légitimement espérer conclure sa carrière sur un huitième titre. Mais le sort en décidra autrement et sa Ferrari s’acharnera contre lui. À Suzuka, la victoire lui est promise lorsque son moteur explose (pour la première fois depuis 6 saisons) offrant dès lors la victoire à Fernando Alonso et ruinant ses espoirs de titre : Pour que le pilote Ferrari soit sacré, il doit s’imposer en espérant un zéro pointé du pilote Renault. L’allemand aborde le dernier Grand Prix de la saison au Brésil sans trop y croire, son objectif est surtout d’offrir le titre constructeur à son équipe en guise d’adieu. Parti 10ème en raison d’un problème en qualifications, il entame une belle remontée lorsqu’au 8ème passage, il crève un pneu en dépassant Giancarlo Fisichella. Il le traîne jusqu’à son stand pendant un interminable tour au ralenti. Il repart dernier et juste devant le leader de la course, son coéquipier Felipe Massa. Alors que tout le monde le croit finit, il entreprend une nouvelle remontée à faire regretter son départ à ses plus grands détracteurs. Il bat record du tour sur record du tour, tournant près de 3 secondes plus vite que tout le monde. Remonté en 5ème position, il réalise à 4 tours de la fin un dépassement d’anthologie dont il a le secret sur Kimi Räikkönen, le pilote qui lui succèdera chez Ferrari. Il n’est pas Champion du Monde et il n’offre pas le titre constructeur à la Scuderia, mais il sort par la grande porte. Avec 150 Grands Prix disputés, 68 poles-position et 91 victoires, il termine sa carrière par une démonstration de pilotage, histoire de montrer une fois pour toute qu’il est le plus grand, histoire de graver une fois pour toute son nom dans le livre d’or du sport automobile.
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